Les défis de la nouvelle saison
La L2 redémarre vendredi soir. Notre site donne un coup de projecteur sur huit acteurs tout neufs et attendus au tournant. Première partie.
Bien qu'il assure avoir «connu pire à Nice», Gernot Rohr va lancer l'opération remontée du FCN, lundi à Caen, dans un brouillard peu rassurant. Effectif pléthorique (35 joueurs sous contrat), titulaires potentiels sur le flanc (Bekamenga, Keserü et Djordjevic), et élimination d'entrée en Coupe de la Ligue (0-4 contre Troyes), les raisons de douter ne manquent pas. Pour sa vingtième année d'entraîneur (il a commencé à Bordeaux en août 1990), l'ancien défenseur allemand signerait tout de suite pour la troisième place : «On est un candidat humble à la montée mais pas un favori.» - J. LB.
Rappelé au chevet du Racing qu'il avait mené au titre en 1979, Gilbert Gress vient de passer un mois éprouvant en Alsace, ponctué par un humiliant revers contre le promu istréen en Coupe de la Ligue (6-1). Ce collectionneur de formules («Ici, on s'intéresse à l'accessoire, et l'accessoire c'est foutre le bordel») reconnaît que la tâche (retrouver la L1, manquée de peu en mai dernier) s'annonce plus difficile que prévu. Les prêts des attaquants lillois Nicolas Fauvergue et valenciennois Seid Khiter cette semaine répondent à ses attentes de renforts, lui qui peste contre «l'héritage» de ses prédécesseurs. - J. LB.
Istres, Laval et Arles-Avignon ont des modèles tout trouvés avant de (re) faire leurs premiers pas en L2. La saison dernière, les promus Tours (6e), Vannes (10e) et Nîmes (17e) ont respectivement flirté avec le podium, atteint la finale de la Coupe de la Ligue et terminé en boulet de canon pour éviter la descente. Istres veut en finir avec le yoyo (L1 en 2004-2005, L2 la saison suivante, National depuis), Laval revient après trois ans de purgatoire, tandis qu'Arles-Avignon sera le vrai petit nouveau de la catégorie. Et entendra, avec Istres, autre club des Bouches-du-Rhône, faire un peu d'ombre au géant marseillais. - J. LB.
Bordeaux, Arsenal, Paris, Marseille, la C1... et Arles-Avignon ! Kaba Diawara, au chômage, n'a pas tardé à trouver un dernier défi avec le petit club promu en L2. Âgé de 33 ans, sa carrière a été pourrie par de nombreuses blessures et quelques choix baroques : Ferrol (Espagne), Al-Ittihad et Al-Kharaitiyat (Qatar), Gaziantepspor et Ankaragücü (Turquie), Larnaca (Chypre). L'attaquant formé à Toulon revient dans sa région. «Je suis soulagé, excité et impatient, disait-il récemment sur francefootball.fr. C'est sympa de revenir en France après presque trois ans. En plus dans un club professionnel et en L2». Le buteur d'origine guinéenne a signé un an, avec un but simple : le maintien. «Il faut réaliser cet objectif le plus vite possible. Prendre les 42 points dès que l'on peut.» - C. O.
msn.fr